La disparition soudaine d’une voiture, d’un scooter ou d’une moto à Châtellerault fait toujours un choc, surtout quand on l’avait laissée garée « juste pour quelques minutes ». Autour de la ville, beaucoup circulent aussi vers Poitiers, Chauvigny ou Loudun, ce qui multiplie les zones de stationnement à surveiller. Bien comprendre comment vérifier une mise en fourrière, puis comment récupérer son véhicule, aide vraiment à garder la situation sous contrôle, même quand la tension monte.
Savoir si son véhicule est en fourrière
Pour savoir si une voiture ou un deux-roues se trouve en fourrière, le plus simple reste de commencer par l’outil de vérification en ligne proposé sur le site officiel du service public, accessible via la page « Interroger un véhicule en fourrière ». Cet outil permet, à partir du numéro d’immatriculation, de la date supposée de l’enlèvement et de la zone géographique, de vérifier si le véhicule figure dans la base nationale des enlèvements et dans quelle commune il a été conduit.
Quand l’outil ne donne aucun résultat, ou si l’on n’est pas sûr du lieu précis où la voiture a été enlevée, l’étape suivante consiste à contacter la gendarmerie ou le commissariat compétent autour de Châtellerault. Un appel au poste de police le plus proche du lieu de stationnement permet souvent de confirmer rapidement une mise en fourrière (ou de l’écarter si le véhicule a été volé). En pratique, les forces de l’ordre enregistrent chaque enlèvement avec l’heure, le motif et la destination, ce qui permet de savoir si la voiture est partie vers une fourrière proche de Châtellerault ou vers un parc de garde plus éloigné.
Procédure pour récupérer son véhicule en fourrière
À Châtellerault, la fourrière automobile travaille en lien direct avec les services de police et de gendarmerie. La ville dispose d’un point de fourrière répertorié, avec des coordonnées connues du commissariat et des services de dépannage locaux. Le commissariat de Châtellerault assure l’accueil du public pour ce type de situation, avec un standard téléphonique qui oriente vers le bon interlocuteur en fonction du lieu d’enlèvement (mieux vaut appeler avant de se déplacer).
Les informations disponibles indiquent qu’une fourrière automobile liée à Châtellerault se trouve dans le secteur urbain, avec des horaires élargis en journée, souvent du lundi au samedi. Les horaires d’ouverture peuvent évoluer selon les périodes (horaires d’été, jours fériés), il faut donc toujours les confirmer par téléphone avant de venir sur place avec les documents originaux. Certaines structures n’ouvrent pas au public le dimanche, même si les enlèvements de véhicules restent possibles ce jour-là.

Dès que la mise en fourrière est confirmée, la première étape consiste à obtenir l’autorisation de sortie, souvent appelée mainlevée, auprès du commissariat ou de la brigade de gendarmerie indiqués. Pour que cette autorisation soit délivrée, il faut présenter trois éléments essentiels: le certificat d’immatriculation du véhicule au bon nom, un certificat d’assurance valide et un permis de conduire adapté à la catégorie du véhicule (par exemple permis B pour une voiture). Sans ces trois pièces, l’autorité ne donnera pas son feu vert, même si le propriétaire se trouve en situation urgente.
Une fois la mainlevée obtenue, il faut se rendre à la fourrière elle-même pour récupérer le véhicule. Là encore, les mêmes justificatifs sont demandés: autorisation de sortie, certificat d’immatriculation, certificat d’assurance et permis de conduire. Selon les cas, un justificatif d’identité et, si la personne qui vient n’est pas le titulaire de la carte grise, une procuration écrite peuvent être utiles pour éviter toute contestation et s’assurer que la voiture ou le deux-roues repart avec la bonne personne.
Concernant le coût, la mise en fourrière d’un véhicule à Châtellerault entraîne plusieurs catégories de frais: enlèvement, garde journalière, éventuellement immobilisation ou opérations complémentaires. Ces montants suivent une grille réglementaire qui varie selon le type de véhicule (voiture, moto, petit camion) et peuvent évoluer au fil des années.
Immobilisation matérielle : 7,60 €
Opérations préalables : 15,20 €
Enlèvement : 127,65 €
Garde journalière : 6,75 €
Mise en vente : 100 €
Empêcher la mise en fourrière de son véhicule en arrivant à temps
Parfois, le conducteur arrive alors que le camion de remorquage s’apprête à emporter la voiture ou le scooter. Dans ce cas, il reste parfois possible de récupérer le véhicule sur place, avant qu’il n’entre officiellement en fourrière, en réglant seulement certains frais liés au déplacement du dépanneur. La décision revient à l’agent qui a ordonné l’enlèvement, en fonction de la gêne créée et de l’avancement des opérations. Quand le véhicule n’est pas encore chargé, l’agent peut accepter de le laisser repartir après paiement des frais de déplacement, mais le procès-verbal de stationnement ou d’infraction reste valable.
En revanche, entraver une mise en fourrière en s’opposant physiquement aux agents ou au dépanneur expose à des sanctions sévères. Le Code de la route prévoit, pour ce type de comportement, une amende pouvant atteindre 750€ pour une contravention d’entrave, et davantage en cas de violences ou de dégradations. Des poursuites pénales peuvent s’ajouter, avec à la clé une éventuelle suspension de permis, voire des peines plus lourdes si les faits deviennent vraiment graves. Pour un conducteur à Châtellerault, mieux vaut donc privilégier le dialogue, demander à récupérer le véhicule avant le départ si c’est encore possible, puis, en cas de désaccord, utiliser les voies de contestation plutôt que le bras de fer sur place.
Véhicule non récupéré en fourrière : quelles conséquences ?
Si le propriétaire ne récupère pas sa voiture, sa moto ou son utilitaire dans les délais, la situation se complique rapidement. Les frais de garde continuent de s’accumuler jour après jour, ce qui peut rendre la facture très lourde, surtout pour un véhicule déjà ancien ou peu coté. Au-delà d’un certain délai, les textes permettent à l’administration de décider de la vente aux enchères ou de l’envoi à la destruction, en fonction de la valeur estimée du véhicule. Le propriétaire conserve des droits, mais s’il ne se manifeste pas, la procédure suit son cours sans lui.
Avant cette échéance, une expertise du véhicule mis en fourrière intervient pour évaluer son état. Un professionnel examine la structure, les organes de sécurité, la corrosion et l’état général de la voiture ou du deux-roues afin de déterminer s’il peut reprendre la route, s’il nécessite des réparations sérieuses ou s’il vaut mieux l’orienter vers la casse. Si l’expertise conclut que le véhicule ne présente plus les garanties de sécurité suffisantes, l’autorité peut limiter très fortement la possibilité de le récupérer pour rouler, ou n’autoriser sa sortie que pour un transport vers un démolisseur ou un garage. Pour un automobiliste de Châtellerault, intégrer ce risque incite à ne pas laisser traîner un véhicule trop longtemps à la fourrière, surtout s’il tient encore à sa voiture ou à son deux-roues.